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Calculateur Plus-Value Immobilière

Calculez la plus-value immobilière nette d'impôt et de prélèvements sociaux, en tenant compte des abattements pour durée de détention.

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Imposition totale

12 723 EUR

soit 152 675 EUR / an

ÉlémentMensuel
Plus-value brute43 750 EUR
Abattement IR pour durée de détention30,0 %
Abattement prélèvements sociaux8,3 %
Plus-value imposable (IR)30 625 EUR
Plus-value imposable (PS)40 141 EUR
Impôt sur le revenu (19 %)5 819 EUR
Prélèvements sociaux (17,2 %)6 904 EUR

Les résultats sont indicatifs et basés sur les taux de cotisations et barèmes en vigueur en 2026. Ils ne constituent pas un document officiel. Des écarts peuvent exister en fonction de votre convention collective, d'accords d'entreprise ou de situations particulières. Consultez un expert-comptable ou les services officiels pour une information personnalisée.

Plus-value immobilière : calcul, abattements et exonérations

La plus-value immobilière correspond au gain realise lors de la vente d'un bien immobilier a un prix supérieur a son prix d'acquisition. En France, cette plus-value est soumise a un régime fiscal spécifique combinant impôt sur le revenu au taux forfaitaire de 19 % et prélèvements sociaux au taux de 17,2 %, soit une imposition globale de 36,2 %. Toutefois, un système d'abattements progressifs pour durée de détention permet de réduire, voire d'annuler, cette imposition. Notre simulateur calcule le montant exact de l'impôt du en fonction du prix d'achat, du prix de vente, de la durée de détention et des frais déductibles. Cette page relève de la rubrique simulateurs et a été vérifiée le 2 octobre 2026 sur les barèmes publiés par l'URSSAF, la Sécurité sociale et la direction générale des Finances publiques. Le calcul peut être refait sur le simulateur de la page, Calculateur Plus-Value Immobilière, avec vos propres montants. Le calcul porte sur les cotisations obligatoires et le prélèvement à la source ; il ne tient compte ni des primes exceptionnelles, ni des avantages en nature, ni d'une mutuelle d'entreprise, qui se lisent ligne à ligne sur le bulletin. Les montants restent indicatifs : un bulletin de paie dépend de la convention collective, du statut cadre ou non-cadre, du taux de prélèvement à la source transmis par l'administration et de la situation de chacun, et seul le bulletin remis par l'employeur fait foi.

Quelles opérations sont concernées ?

Sont soumises au régime des plus-values immobilières les cessions a titre onéreux de biens immobiliers (maisons, appartements, terrains), de droits réels immobiliers (usufruit, nue-propriete, servitudes) et de parts de sociétés a prépondérance immobilière (SCI non soumise a l'IS, SCPI). Les cessions a titre gratuit (donations, successions) n'entrent pas dans ce régime. Les echanges de biens immobiliers, les apports en société et les partages avec soulte sont également concernes. En revanche, les cessions de biens meubles, les ventes en viager (pour la fraction représentant la rente) et les expropriations suivies d'un remploi dans les 12 mois bénéficient de régimes particuliers.

Le calcul de la plus-value brute

La plus-value brute est la différence entre le prix de cession et le prix d'acquisition, chacun étant ajuste selon des règles precises.

Le prix de cession correspond au prix réel stipule dans l'acte de vente, diminue des frais supportes par le vendeur a l'occasion de la vente (diagnostics obligatoires, frais de mainlevee d'hypotheque, commissions versées a un intermédiaire si elles restent à la charge du vendeur).

Le prix d'acquisition comprend le prix effectivement paye lors de l'achat, augmente des frais d'acquisition (frais de notaire, droits d'enregistrement, commissions d'agence payées par l'acheteur) et du coût des travaux d'amélioration, d'agrandissement ou de construction. A défaut de justificatifs pour les frais d'acquisition, un forfait de 7,5 % du prix d'achat est admis. De même, pour les travaux, un forfait de 15 % du prix d'acquisition est admis pour les biens détenus depuis plus de 5 ans, même en l'absence de justificatifs.

Exemple de calcul de plus-value brute :
  • Prix de vente : 350 000 euros
  • Frais de vente (diagnostics, mainlevee) : -2 000 euros
  • Prix de cession retenu : 348 000 euros
  • Prix d'achat : 200 000 euros
  • Frais d'acquisition forfaitaires (7,5 %) : +15 000 euros
  • Forfait travaux (15 %, bien détenu depuis plus de 5 ans) : +30 000 euros
  • Prix d'acquisition retenu : 245 000 euros
  • Plus-value brute : 348 000 - 245 000 = 103 000 euros

Les abattements pour durée de détention

La plus-value brute est ensuite réduite par un abattement qui augmente avec la durée de détention du bien. Deux abattements distincts s'appliquent : l'un pour l'impôt sur le revenu, l'autre pour les prélèvements sociaux.

Abattements pour durée de détention (2026) :

Pour l'impôt sur le revenu (19 %) :

  • Aucun abattement les 5 premières années
  • 6 % par année de détention de la 6e à la 21e année (soit 96 % après 21 ans)
  • 4 % la 22e année (exonération totale après 22 ans)

Pour les prélèvements sociaux (17,2 %) :

  • Aucun abattement les 5 premières années
  • 1,65 % par année de détention de la 6e à la 21e année
  • 1,60 % la 22e année
  • 9 % par année de détention de la 23e à la 30e année (exonération totale après 30 ans)
Exemple : vente après 15 ans de détention, plus-value brute de 103 000 euros :
  • Abattement IR : 6 % x 10 années (de la 6e à la 15e) = 60 %
  • Plus-value nette IR : 103 000 x (1 - 60 %) = 41 200 euros
  • Impôt sur le revenu : 41 200 x 19 % = 7 828 euros
  • Abattement prélèvements sociaux : 1,65 % x 10 = 16,5 %
  • Plus-value nette PS : 103 000 x (1 - 16,5 %) = 86 005 euros
  • Prélèvements sociaux : 86 005 x 17,2 % = 14 792,86 euros
  • Total de l'imposition : 7 828 + 14 792,86 = 22 620,86 euros

L'exonération de la résidence principale

La plus-value réalisée lors de la vente de la résidence principale est totalement exonérée d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux, sans condition de durée de détention ni de montant. Cette exonération est la plus importante et la plus utilisée du régime. La résidence principale s'entend du logement effectivement et habituellement occupe par le vendeur au jour de la cession. Le logement doit constituer la résidence habituelle et effective du contribuable. Un logement occupe a titre secondaire, même de manière régulière, ne beneficie pas de cette exonération. En cas de séparation ou de divorce, le logement vendu dans un délai normal (généralement un an) après le départ de l'un des conjoints conserve la qualité de résidence principale.

Les autres exonérations

Plusieurs autres exonérations existent. La cession d'un bien dont le prix de vente est inférieur a 15 000 euros (pour les biens détenus en pleine propriété) est exonérée. Ce seuil s'apprecie bien par bien et non globalement. Les cessions réalisées par des retraites ou invalides dont le revenu fiscal de référence de l'avant-derniere année ne depasse pas certains plafonds (environ 11 885 euros pour la première part de quotient familial) sont également exonérées. L'exonération s'applique aussi à la première cession d'un logement autre que la résidence principale, a condition que le cédant n'ait pas ete propriétaire de sa résidence principale au cours des quatre années précédant la cession et qu'il remployé le prix de vente dans l'acquisition de sa résidence principale dans un délai de 24 mois.

La surtaxe sur les plus-values élevées

Une taxe supplémentaire s'applique aux plus-values nettes imposables a l'impôt sur le revenu supérieures a 50 000 euros. Son taux varie de 2 % a 6 % selon le montant de la plus-value nette. Cette surtaxe s'ajoute a l'impôt sur le revenu de 19 % et aux prélèvements sociaux de 17,2 %, portant le taux maximal d'imposition a 42,2 % pour les plus-values les plus importantes. Le barème de la surtaxe est lisse pour éviter les effets de seuil : par exemple, pour une plus-value nette de 110 000 euros, le taux de la surtaxe est de 2 % applique à la fraction excédant 50 000 euros, soit un montant de (110 000 - 50 000) x 2 % = 1 200 euros.

Les travaux déductibles

Les travaux venant majorer le prix d'acquisition doivent être des travaux de construction, de reconstruction, d'agrandissement ou d'amélioration. Les travaux d'entretien courant et de réparation ne sont pas admis, car ils n'augmentent pas la valeur du bien. Pour être déductibles, les travaux doivent avoir ete realises par une entreprise et justifies par des factures. Sont notamment admis : la création de pièces supplémentaires, l'installation d'un chauffage central, la réfection complete de la toiture, la mise aux normes électriques, l'aménagement de combles. Le forfait de 15 % du prix d'acquisition (disponible après 5 ans de détention) dispense de produire des justificatifs et peut être plus avantageux que la déduction des travaux réels si ceux-ci sont modestes.

La déclaration et le paiement

La plus-value immobilière est déclarée et l'impôt acquitte au moment de la vente, directement chez le notaire. C'est le notaire qui établit la déclaration (formulaire 2048-IMM), calcule l'impôt et le verse au Trésor public. Le vendeur n'a pas de démarche particulière à effectuer. Toutefois, la plus-value doit être reportée sur la déclaration annuelle de revenus (formulaire 2042-C) pour être prise en compte dans le calcul du revenu fiscal de référence. Ce report est purement déclaratif et ne genere pas de double imposition.

Cas particulier des non-residents

Les non-residents fiscaux français qui vendent un bien immobilier situe en France sont soumis au même régime de plus-value, avec quelques particularités. Un prélèvement de 19 % (taux IR) est effectue à la source par le notaire. Les ressortissants de l'Union européenne bénéficient des mêmes abattements pour durée de détention. Une exonération spécifique existe pour la première cession d'un logement en France par un non-resident ressortissant de l'UE, a condition que le cédant ait ete fiscalement domicilié en France de manière continue pendant au moins deux ans a un moment quelconque antérieurement à la cession. L'exonération est plafonnée a 150 000 euros de plus-value nette.

Plus-values des terrains a bâtir

Les terrains a bâtir sont soumis au même régime de plus-value immobilière que les biens bâtis, avec les mêmes abattements pour durée de détention. Cependant, un abattement exceptionnel peut être accorde par le législateur dans certaines zones tendues pour encourager la construction de logements. La qualification de terrain a bâtir dépend du plan local d'urbanisme (PLU) de la commune. Un terrain classe en zone constructible au moment de la vente sera soumis au régime des plus-values immobilières, même s'il était agricole au moment de l'acquisition. Cette requalification peut générer des plus-values considérables, parfois plusieurs centaines de milliers d'euros, sur lesquelles l'impôt sera significatif si la durée de détention est inférieure a 22 ans.

Le cas des SCI et SCPI

Les cessions de parts de sociétés civiles immobilières (SCI) non soumises a l'impôt sur les sociétés relèvent du régime des plus-values immobilières des particuliers. Le prix d'acquisition des parts est majore de la quote-part des frais d'acquisition et des travaux supportes par la société, au prorata des parts détenues. La durée de détention des parts se calcule à compter de la date d'acquisition des parts et non de la date d'acquisition des immeubles par la société. Pour les parts de SCPI (sociétés civiles de placement immobilier), le régime est identique, et le gestionnaire fournit généralement les éléments nécessaires au calcul de la plus-value.

Stratégies d'optimisation légales

Plusieurs approches permettent de limiter l'imposition. Conserver le bien au moins 22 ans assure l'exonération totale d'impôt sur le revenu. Attendre 30 ans garantit l'exonération totale de prélèvements sociaux. Pour les ventes a moyen terme, maximiser le prix d'acquisition en cumulant les frais réels d'acquisition et les travaux justifies est souvent plus avantageux que les forfaits. Avant la vente, il est recommande de rassembler toutes les factures de travaux d'amélioration et de comparer le montant réel au forfait de 15 %. Enfin, si le bien a ete occupe comme résidence principale même temporairement, il est possible de bénéficier de l'exonération totale a condition que le logement soit vendu dans un délai raisonnable après le déménagement.

Plus-value et SCI : les règles applicables

Lorsqu'un bien immobilier est détenu par une société civile immobilière (SCI) soumise a l'impôt sur le revenu (régime dit « transparent »), deux situations génératrices de plus-value peuvent se présenter. Premièrement, la SCI elle-meme vend le bien immobilier : la plus-value est alors calculée au niveau de la société selon le régime des plus-values immobilières des particuliers, puis repartie entre les associes au prorata de leurs parts. Chaque associe est personnellement redevable de l'impôt correspondant a sa quote-part, avec application des abattements pour durée de détention calcules à compter de la date d'acquisition du bien par la SCI. Deuxièmement, un associe cede ses parts de SCI : la plus-value est déterminée en comparant le prix de cession des parts au prix d'acquisition de ces mêmes parts, majore des frais d'acquisition et des apports en compte courant non rembourses. La durée de détention se calcule alors à compter de la date d'acquisition des parts, et non de la date d'achat de l'immeuble par la société. En revanche, si la SCI est soumise a l'impôt sur les sociétés (IS), la plus-value releve du régime des plus-values professionnelles et ne beneficie pas des abattements pour durée de détention des particuliers. Le choix du régime fiscal de la SCI a donc un impact considérable sur l'imposition de la plus-value à la revente.

Cas d'exonération spécifiques a connaître

Outre l'exonération de la résidence principale, le Code général des impôts prévoit plusieurs cas d'exonération visant des situations particulières. L'exonération au titre de la première cession d'un logement autre que la résidence principale concerne les propriétaires qui n'ont pas ete propriétaires de leur habitation principale au cours des quatre dernières années. Le produit de la vente doit être remployé dans l'achat ou la construction de la résidence principale dans un délai de vingt-quatre mois. Cette mesure vise à faciliter l'accession à la propriété pour les locataires disposant d'un patrimoine immobilier locatif. Les retraites et les titulaires de la carte d'invalidité dont le revenu fiscal de référence de l'avant-derniere année ne depasse pas les plafonds prévus par l'article 1417-I bis du CGI bénéficient également d'une exonération totale, quelle que soit la nature du bien vendu et sans condition de remploi. Les personnes résidant en établissement d'accueil pour personnes âgées ou pour adultes handicapés bénéficient de la même exonération a condition de ne pas être soumises a l'impôt sur la fortune immobilière et de respecter les conditions de revenus. Ces dispositifs méritent une attention particulière car ils permettent dans certains cas d'échapper intégralement a l'imposition sur la plus-value sans attendre le délai de vingt-deux ou trente ans de détention.

Questions fréquentes

Comment est calculée la plus-value immobilière ?
La plus-value brute est la différence entre le prix de vente et le prix d'acquisition (majoré des frais d'acquisition forfaitaires de 7,5 % ou réels, et des travaux forfaitaires de 15 % après 5 ans de détention ou montant réel justifie). La plus-value nette est obtenue après application des abattements pour durée de détention.
Quels sont les abattements pour durée de détention ?
Pour l'impôt sur le revenu (19 %) : 6 % par an de la 6e à la 21e année, puis 4 % la 22e année (exonération totale après 22 ans). Pour les prélèvements sociaux (17,2 %) : 1,65 % par an de la 6e à la 21e année, 1,60 % la 22e année, puis 9 % par an de la 23e à la 30e année (exonération totale après 30 ans).
La vente de la résidence principale est-elle imposable ?
Non, la plus-value réalisée lors de la vente de votre résidence principale est totalement exonérée d'impôt et de prélèvements sociaux, quel que soit le montant de la plus-value. C'est l'exonération la plus importante en matière de plus-value immobilière. L'exonération suppose que le logement constitue votre résidence principale effective au jour de la cession ; une vente intervenant après un déménagement reste exonérée si le bien était en vente depuis moins d'un an.
Existe-t-il une surtaxe sur les plus-values élevées ?
Oui, une surtaxe progressive s'applique aux plus-values nettes imposables supérieures à 50 000 EUR. Elle va de 2 % (entre 50 001 et 100 000 EUR) à 6 % (au-delà de 260 000 EUR). Cette surtaxe s'ajoute à l'impôt de 19 % et aux prélèvements sociaux de 17,2 %.
Les frais de notaire sont-ils déductibles de la plus-value ?
Oui, les frais d'acquisition (droits d'enregistrement, frais de notaire) peuvent être déduits du prix d'achat pour le calcul de la plus-value. Vous pouvez choisir entre les frais réels (sur justificatifs) ou un forfait de 7,5 % du prix d'acquisition. Le forfait est souvent plus avantageux.

Rédigé par Radif Partners

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Sources

  • impots.gouv.fr , Barème de l'impôt sur le revenu et taux de prélèvement à la source
  • URSSAF , Cotisations sociales salariales et patronales