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Simulateur Crédit Immobilier

Simulez votre crédit immobilier : mensualités, coût total des intérêts, tableau d'amortissement et capacité d'emprunt selon vos revenus.

Mensuel
EUR
Annuel
EUR
 
%
 

Mensualité hors assurance

1 450 EUR

soit 17 399 EUR / an

ÉlémentMensuel
Coût total des intérêts97 976 EUR
Coût total du crédit347 976 EUR
Durée du prêt20

Les résultats sont indicatifs et basés sur les taux de cotisations et barèmes en vigueur en 2026. Ils ne constituent pas un document officiel. Des écarts peuvent exister en fonction de votre convention collective, d'accords d'entreprise ou de situations particulières. Consultez un expert-comptable ou les services officiels pour une information personnalisée.

Crédit immobilier : calcul des mensualités, taux d'endettement et coût total

Le crédit immobilier constitue le principal mode de financement de l'acquisition d'un logement en France. Avec des durées pouvant atteindre 25 ans et des montants souvent supérieurs a plusieurs centaines de milliers d'euros, il est essentiel de bien comprendre les mécanismes de calcul pour optimiser son financement. Notre simulateur vous permet de déterminer précisément vos mensualités, votre taux d'endettement, le coût total du crédit et la répartition entre capital et intérêts a chaque échéance. Cette page relève de la rubrique simulateurs et a été vérifiée le 2 octobre 2026 sur les barèmes publiés par l'URSSAF, la Sécurité sociale et la direction générale des Finances publiques. Le calcul peut être refait sur le simulateur de la page, Simulateur Crédit Immobilier, avec vos propres montants. Le calcul porte sur les cotisations obligatoires et le prélèvement à la source ; il ne tient compte ni des primes exceptionnelles, ni des avantages en nature, ni d'une mutuelle d'entreprise, qui se lisent ligne à ligne sur le bulletin. Les montants restent indicatifs : un bulletin de paie dépend de la convention collective, du statut cadre ou non-cadre, du taux de prélèvement à la source transmis par l'administration et de la situation de chacun, et seul le bulletin remis par l'employeur fait foi.

Le mécanisme du prêt amortissable

Le prêt amortissable a taux fixe est le type de crédit immobilier le plus répandu en France (environ 95 % des prêts). Son principe est simple : l'emprunteur rembourse chaque mois une mensualité constante composée d'une part de capital (amortissement) et d'une part d'intérêts. Au début du prêt, la part d'intérêts est prépondérante. Elle diminue progressivement au fil des remboursements, tandis que la part de capital augmente. Ce mécanisme s'explique par le fait que les intérêts sont calcules sur le capital restant du, qui diminue a chaque échéance.

La formule de calcul des mensualités

La mensualité d'un prêt amortissable a taux fixe se calcule a l'aide de la formule financière suivante :

Formule de la mensualité :

M = C x t / (1 - (1 + t)^(-n))

Ou :

  • M : mensualité (en euros)
  • C : capital emprunte (en euros)
  • t : taux d'intérêt mensuel (taux annuel / 12)
  • n : nombre total de mensualités (durée en années x 12)
Exemple : prêt de 250 000 euros sur 20 ans a 3,5 % (taux fixe hors assurance) :
  • Capital emprunte (C) : 250 000 euros
  • Taux mensuel (t) : 3,5 % / 12 = 0,2917 %
  • Nombre de mensualités (n) : 20 x 12 = 240
  • Mensualité : 250 000 x 0,002917 / (1 - (1,002917)^(-240)) = 1 449,42 euros
  • Coût total des intérêts : (1 449,42 x 240) - 250 000 = 97 860,80 euros
  • Coût total du crédit : 347 860,80 euros

Le taux d'endettement : la regle des 35 %

Le taux d'endettement represente la part des revenus mensuels consacrée au remboursement des crédits. Depuis les recommandations du Haut Conseil de stabilité financière (HCSF) devenues juridiquement contraignantes en janvier 2022, les banques ne peuvent plus accorder de crédit immobilier si le taux d'endettement depasse 35 % des revenus nets de l'emprunteur, assurance de prêt incluse. Cette regle s'applique a l'ensemble des crédits en cours (immobilier, consommation, prêt personnel). Les banques disposent toutefois d'une marge de flexibilité de 20 % de leur production trimestrielle pour dépasser ce seuil, principalement pour les primo-accedants et les achats de résidence principale.

Exemple de calcul du taux d'endettement :
  • Revenus nets mensuels du foyer : 5 000 euros
  • Mensualité du crédit immobilier : 1 449 euros
  • Assurance emprunteur : 80 euros/mois
  • Crédit auto en cours : 200 euros/mois
  • Total charges de crédit : 1 729 euros
  • Taux d'endettement : 1 729 / 5 000 = 34,58 %
  • Résultat : le dossier respecte la regle des 35 %

Le taux annuel effectif global (TAEG)

Le TAEG est le taux de référence obligatoire pour comparer les offres de crédit. Il integre l'ensemble des coûts lies au prêt : intérêts, frais de dossier, frais de garantie (hypotheque, cautionnement), assurance emprunteur obligatoire et tous les frais imposes par le prêteur. Le TAEG ne doit pas dépasser le taux d'usure publie trimestriellement par la Banque de France. En 2026, le taux d'usure pour les prêts immobiliers a taux fixe de 20 ans et plus se situe aux alentours de 5,5 a 6 % selon la catégorie de prêt. Le TAEG permet de comparer objectivement deux offres de crédit dont les conditions (durée, assurance, frais) différent.

L'assurance emprunteur

L'assurance emprunteur est exigée par toutes les banques pour couvrir les risques de décès, d'invalidité permanente (IPT), d'incapacité temporaire de travail (ITT) et éventuellement de perte d'emploi. Son coût represente une part significative du coût total du crédit, souvent entre 0,10 % et 0,50 % du capital emprunte par an, selon l'age et l'état de santé de l'emprunteur. Depuis la loi Lemoine de 2022, l'emprunteur peut changer d'assurance a tout moment, sans frais ni pénalités, a condition que le nouveau contrat offre des garanties au moins équivalentes. Cette possibilité de déléguer l'assurance a un assureur externe permet souvent de réaliser des économies substantielles, en particulier pour les emprunteurs jeunes et en bonne santé.

Impact de l'assurance sur le coût total :

Pour un prêt de 250 000 euros sur 20 ans :

  • Assurance groupe bancaire a 0,36 % : 75 euros/mois, soit 18 000 euros sur la durée du prêt
  • Assurance déléguée a 0,12 % : 25 euros/mois, soit 6 000 euros sur la durée du prêt
  • Économie potentielle : 12 000 euros

La durée du prêt : arbitrage cout/mensualite

La durée du prêt influence directement le montant de la mensualité et le coût total du crédit. Allonger la durée réduit la mensualité mais augmente considérablement le coût des intérêts. Le HCSF limite la durée maximale des prêts immobiliers a 25 ans (27 ans en cas d'achat en VEFA ou de construction avec un differe de 2 ans). Les durées les plus courantes se situent entre 15 et 25 ans. Pour un même capital de 250 000 euros a 3,5 % : une mensualité sur 15 ans s'eleve a 1 787 euros (intérêts totaux : 71 660 euros), tandis que sur 25 ans elle descend a 1 253 euros (intérêts totaux : 125 900 euros). L'écart de coût total est de 54 240 euros.

L'apport personnel

L'apport personnel est la somme que l'emprunteur investit directement dans l'acquisition, sans recourir au crédit. Les banques exigent généralement un apport minimum de 10 % du prix du bien, correspondant aux frais de notaire et de garantie. Un apport supérieur (20 % ou plus) permet d'obtenir de meilleures conditions de taux et de rassurer la banque sur la capacité d'épargne de l'emprunteur. Les sources d'apport sont variées : épargne personnelle, donation familiale, déblocage anticipe de l'épargne salariale (participation, intéressement), prêt a taux zéro (PTZ), prêt Action Logement (ex-1 % logement).

Le prêt a taux zéro (PTZ)

Le PTZ est un prêt sans intérêts accorde sous conditions de ressources aux primo-accedants pour l'acquisition de leur résidence principale. En 2026, le PTZ a ete recentre et élargi. Il finance jusqu'à 50 % du coût de l'opération dans le neuf en zone tendue (zones A et B1) et jusqu'à 20 % dans l'ancien avec travaux en zones B2 et C. Le montant maximal dépend de la zone géographique, des revenus du ménage et de la composition du foyer. Le remboursement du PTZ est differe de 5 a 15 ans selon les revenus, puis s'etale sur 10 a 15 ans. Le PTZ peut être combine avec un prêt bancaire classique, un prêt Action Logement et un prêt d'accession sociale (PAS).

Les frais annexes à budgéter

Au-delà du prix d'acquisition et des intérêts du crédit, l'acheteur doit anticiper plusieurs postes de depenses. Les frais de notaire représentent environ 2 a 3 % du prix dans le neuf et 7 a 8 % dans l'ancien. Les frais de garantie (cautionnement Crédit Logement, hypotheque conventionnelle ou privilège de prêteur de deniers) varient entre 1 % et 2 % du capital emprunte. Les frais de dossier bancaire oscillent entre 500 et 1 500 euros. Les frais de courtage, si un courtier est sollicite, représentent généralement 1 % du capital emprunte. Enfin, les éventuels travaux de rénovation ou de mise aux normes doivent être integres au plan de financement global.

Le remboursement anticipe

L'emprunteur peut a tout moment rembourser par anticipation tout ou partie de son crédit immobilier. Les indemnités de remboursement anticipe (IRA) sont plafonnées par la loi a 6 mois d'intérêts sur le capital rembourse ou a 3 % du capital restant du, le montant le plus faible étant retenu. Certaines banques acceptent de supprimer les IRA lors de la négociation initiale. Le remboursement anticipe est particulièrement intéressant dans les premières années du prêt, lorsque la part d'intérêts dans la mensualité est la plus élevée. Il est également avantageux lorsque l'emprunteur dispose d'un capital non rémunérateur ou faiblement remunere.

Taux fixe ou taux variable ?

Le prêt a taux fixe garantit une mensualité constante pendant toute la durée du prêt. Il offre une sécurité totale contre la hausse des taux. Le prêt a taux variable (ou révisable), indexe sur un indice de référence (Euribor), presente une mensualité qui fluctue à la hausse ou à la baisse. Le taux initial est généralement inférieur a celui d'un taux fixe, mais le risque de hausse est réel. Des variantes existent : le taux variable cape (plafonne a +1 ou +2 points) offre un compromis entre sécurité et économie. En 2026, dans un contexte de taux relativement stables, le taux fixe reste largement privilegie par les emprunteurs français (plus de 95 % des prêts souscrits).

La modularité des mensualités

La plupart des contrats de prêt immobilier prévoient des clauses de modularité permettant d'augmenter ou de diminuer les mensualités en cours de prêt, généralement dans une fourchette de plus ou moins 10 a 30 %. Augmenter sa mensualité de 10 % permet de raccourcir significativement la durée du prêt et de réduire le coût total des intérêts. A l'inverse, diminuer temporairement sa mensualité offre une bouffée d'oxygène en cas de baisse de revenus. Certaines banques proposent également des pauses dans le remboursement (report d'échéances) pendant une durée limitée, généralement 6 a 12 mois. Ces options de flexibilité peuvent se négocier a l'obtention du prêt, souvent sans surcoût, et constituent un filet de sécurité appréciable sur des durées de 20 a 25 ans.

Le rachat de crédit et la renegociation

Lorsque les taux d'intérêt baissent significativement par rapport au taux de votre prêt en cours, une renegociation auprès de votre banque ou un rachat par un autre établissement peut générer des économies substantielles. La regle empirique est qu'un écart d'au moins 0,70 a 1 point entre votre taux actuel et les taux du marche justifie une démarche de renegociation, a condition qu'il reste au moins un tiers de la durée du prêt a courir. Le rachat de crédit par une banque concurrente implique des frais (IRA, frais de garantie, frais de dossier) qu'il faut intégrer dans le calcul de rentabilité. Notre simulateur permet de comparer le coût total de votre prêt actuel avec celui d'un prêt renegocie pour évaluer l'intérêt de l'opération.

Conseils pour optimiser son crédit immobilier

Comparez systématiquement au moins trois offres bancaires et sollicitez un courtier indépendant. Négociez le taux nominal mais aussi les frais de dossier, les IRA et les conditions de modularité (possibilité d'augmenter ou diminuer les mensualités). Privilégiez la délégation d'assurance pour réduire le coût total. Choisissez la durée la plus courte compatible avec votre taux d'endettement. Constituez un apport d'au moins 10 % et idéalement 20 % pour obtenir les meilleures conditions. Enfin, anticipez les frais annexes pour éviter toute mauvaise surprise le jour de la signature chez le notaire.

L'assurance emprunteur : un levier d'économie majeur

L'assurance emprunteur garantit la prise en charge des échéances du prêt en cas de décès, d'invalidité permanente totale ou partielle, d'incapacité temporaire de travail et, selon les contrats, de perte d'emploi. Bien qu'elle ne soit pas légalement obligatoire, aucune banque n'accorde de crédit immobilier sans cette couverture. Son coût peut représenter entre 10 % et 40 % du coût total du crédit, ce qui en fait un poste de depense considérable, souvent sous-estime par les emprunteurs. Le tarif de l'assurance dépend principalement de l'age de l'emprunteur, de son état de santé, de sa profession et du niveau de couverture choisi. Les contrats groupe proposes par les banques appliquent un tarif mutualisé, généralement calcule sur le capital initial emprunte, tandis que les contrats individuels (délégation) calculent la prime sur le capital restant du, ce qui réduit la charge au fil des remboursements. La loi Lemoine, entrée en vigueur le 1er juin 2022, a profondément modifie le marche en autorisant tout emprunteur à changer d'assurance de prêt a tout moment, sans frais et sans délai de préavis, a condition que le nouveau contrat presente des garanties au moins équivalentes. Cette liberté de résiliation permanente incite les assureurs à proposer des tarifs plus compétitifs et permet aux emprunteurs de réaliser des économies significatives, en particulier lorsqu'ils sont jeunes et en bonne santé. Il est donc recommande de comparer les offres d'assurance des la souscription du prêt et de réexaminer régulièrement les conditions du marche pour optimiser ce poste de depense tout au long de la durée de remboursement.

Questions fréquentes

Comment est calculée la mensualité d'un crédit immobilier ?
La mensualité est calculée avec la formule d'annuité constante : M = K x (t/12) / (1 - (1 + t/12)^(-n)), où K est le capital emprunté, t le taux annuel et n le nombre de mensualités. Cette formule donne des mensualités fixes sur toute la durée du prêt (hors taux variable).
Quel est le taux d'endettement maximum ?
Le Haut Conseil de Stabilité Financière (HCSF) a fixe le taux d'endettement maximum à 35 % des revenus nets (assurance emprunteur incluse). Les banques peuvent toutefois accorder des dérogations pour 20 % de leurs dossiers, notamment pour les primo-accédants et l'achat de résidence principale.
Quelle est la durée maximale d'un crédit immobilier ?
Depuis les recommandations du HCSF devenues contraignantes en 2022, la durée maximale d'un crédit immobilier est de 25 ans (27 ans en cas d'achat en VEFA ou avec travaux représentant plus de 25 % du coût total). Au-delà de 20 ans, les taux sont généralement plus élevés.
L'assurance emprunteur est-elle obligatoire ?
Légalement non, mais en pratique aucune banque ne prété sans assurance emprunteur. Depuis la loi Lemoine (2022), vous pouvez changer d'assurance à tout moment sans frais ni pénalités, ce qui peut générer des économies significatives sur la durée du prêt.
Comment réduire le coût total de son crédit ?
Plusieurs leviers : négocier le taux (0,1 point en moins = plusieurs milliers d'euros d'économies), raccourcir la durée, déléguer l'assurance emprunteur (économie de 30 à 50 %), apporter un apport personnel important (réduit le capital emprunté et améliore le dossier), et négocier les frais de dossier.

Rédigé par Radif Partners

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Articles complémentaires

Sources

  • impots.gouv.fr , Barème de l'impôt sur le revenu et taux de prélèvement à la source
  • URSSAF , Cotisations sociales salariales et patronales